Etiquetage des produits agroalimentaires

Les capteurs de fraîcheur des aliments pourraient remplacer les dates de péremption

Rien que dans les ménages français, au moins 30 kilogrammes de nourriture par habitant finissent chaque année à la poubelle. Une des raisons est la date de péremption, ou date limite de consommation (DLC). La majorité de ces aliments seraient pourtant encore parfaitement comestibles !

Notre comportement a un impact négatif sur l’environnement et nos portefeuilles : Alors qu’environ un milliard de personnes meurent de faim dans le monde, de nombreuses ressources précieuses (sol, eau, énergie, etc.) ne sont utilisées que pour traiter le gaspillage alimentaire. Certaines de ces ressources, dont le prix augmentent, sont pourtant précieuses et de plus en plus rares.

Les chercheurs de l’Imperial College of Science de Londres ont maintenant mis au point des  » capteurs de fraîcheur  » peu coûteux et respectueux de l’environnement qui pourraient nous aider à réduire le gaspillage alimentaire.

Les capteurs en réseau des Smartphones détectent les gaz d’échappement

Les capteurs électriques de gaz sont capables de détecter la présence de gaz de décomposition tels que l’ammoniac et la triméthylamine dans les produits à base de viande et de poisson. Combiné avec des étiquettes NFC, les consommateurs peuvent scanner les données des capteurs à partir de l’emballage à l’aide d’une application pour smartphone.

Les capteurs sont constitués d’électrodes en carbone imprimées sur du papier cellulosique. Les deux composants sont biodégradables et non toxiques, ce qui les rend aptes à l’emballage alimentaire. Les prototypes ne coûtent que 2 cents US chacun.

La méthode serait probablement plus fiable que la DLC : au lieu de se fier aux dates estimatives des fabricants, les consommateurs pourraient prendre leur décision en fonction de données en temps réel. D’autre part, ils peuvent identifier les produits qui ont été abîmés en raison d’un stockage incorrect, par exemple, avant même que la durée de conservation minimale indiquée n’ait expiré.

Reste à voir si la nouvelle solution fera ses preuves et s’imposera rapidement dans les magasins. Mais ce serait certainement une façon innovante d’étiqueter les produits !